« Je jure de défendre la culture russe » : cinq diplômés de la RUDN nommés Ambassadeurs de l’éducation et de la science russes

« Je jure de défendre la culture russe » : cinq diplômés de la RUDN nommés Ambassadeurs de l’éducation et de la science russes

Le nombre d’Ambassadeurs étrangers de l’éducation et de la science russes atteint désormais 47. En octobre 2026, douze enseignants, chercheurs et personnalités publiques ont reçu ce titre honorifique : ils viennent du Brésil, du Cameroun, de Chine, d’Israël, du Kazakhstan, du Liban, de Moldavie, de Mongolie, du Nigeria, du Pérou, de République centrafricaine et de Syrie. Cinq d’entre eux ont étudié à l’Université russe de l’Amitié des Peuples (RUDN).

Depuis 2021, à l’initiative de la RUDN, ce titre est décerné à celles et ceux qui contribuent à entretenir les liens culturels et éducatifs entre les pays. D’ici 2030, les ambassadeurs devraient être 250.

« Rendre le monde meilleur »

La cérémonie de remise des insignes aux douze nouveaux ambassadeurs s’est tenue le 21 octobre au ministère russe de la Science et de l’Enseignement supérieur.

« Trente-cinq personnalités respectées — responsables publics, acteurs de la vie associative, figures de la science, de la culture et des affaires venues du monde entier — portent déjà le titre honorifique d’Ambassadeur de l’éducation et de la science russes. Aujourd’hui, nous honorons douze nouveaux titulaires, qui œuvrent depuis de longues années au développement des liens avec la Russie », a déclaré Konstantin Moguilevski, vice-ministre russe de la Science et de l’Enseignement supérieur.

« Le titre d’ambassadeur est une marque de grande confiance et une lourde responsabilité », a-t-il ajouté.

S’adressant aux nouveaux ambassadeurs, le président de la RUDN, Vladimir Filippov, a souligné que le fait d’être, pour la plupart d’entre eux, des diplômés accomplis de grandes universités russes n’avait pas été le seul critère retenu.

« Il est très important que, pendant de longues années après vos études en Russie, vous ayez gardé pendant de longues années des liens étroits avec votre alma mater, contribué à promouvoir une image positive de notre pays sur la scène internationale et apporté une contribution notable au renforcement de l’amitié et de la coopération entre vos pays et la Fédération de Russie. Ce qui force également le respect, c’est que vous tous, qui êtes des personnes accomplies, venues d’Asie, d’Afrique, d’Amérique latine et des pays de la Communauté des États indépendants, ayez choisi d’aider la Russie à mener des projets communs d’utilité publique », a-t-il dit.

Vladimir Filippov a noté que la coopération entre les nouveaux ambassadeurs et les universités et centres de recherche russes pourrait devenir l’un des leviers majeurs pour augmenter le nombre d’étudiants étrangers en Russie et attirer les meilleurs talents dans ses universités.

« Votre mission fait écho à celle de mon alma mater, l’Université russe de l’Amitié des Peuples, qui s’énonce ainsi : “En unissant par le savoir des personnes de cultures différentes, la RUDN forme des leaders qui rendent le monde meilleur.” Et c’est à vous aussi qu’il revient de rendre le monde meilleur », a déclaré le président de la RUDN.

L’un des nouveaux ambassadeurs, Hamed Mohieddine Abou Zahr, diplômé de la RUDN en 1996, président de la Chambre de commerce arabo-péruvienne et consul honoraire du Liban au Pérou, a fait observer que, si ce titre n’implique aucun serment, il souhaitait tout de même en prêter un.

« Je jure de défendre et de promouvoir la culture, la science et l’éducation russes où que je sois ! », a-t-il dit.

Une autre nouvelle ambassadrice, Tatiana Mletchko, qui a soutenu sa thèse de doctorat d’État à la RUDN en 2014, préside l’association nationale « Société moldave des enseignants de langue et de littérature russes ». Elle a souligné que son parcours d’enseignante et de chercheuse est étroitement lié aux universités et aux centres de recherche russes.

« J’ai eu la chance de m’imprégner pleinement de l’expérience et du savoir que la Russie m’a offerts. Je ne pense pas être la seule à en être infiniment reconnaissante. Ce titre donne un éclairage nouveau à notre travail professionnel et associatif : il en fait une sorte de mission diplomatique au service des valeurs du monde russe et de l’éducation russe », a-t-elle dit.

« Nous sommes une famille RUDN ! »

Un autre Ambassadeur de l’éducation et de la science russes, Orabiyi Joshua Oladotun Anjolaoluwa, a obtenu son diplôme de la RUDN en 2018. Il enseigne aujourd’hui le russe à l’université de Lagos, au Nigeria, tout en conservant une charge d’enseignement à la RUDN.

« L’Université russe de l’Amitié des Peuples m’a transformé, elle m’a aidé à devenir celui que je devais être, raconte-t-il. Je suis venu en Russie pour devenir ingénieur. Mais une fois à la RUDN, j’ai trouvé ce métier un peu ennuyeux. Alors qu’avec une formation en langues, je peux prendre une part plus active à la vie publique et rapprocher les gens. Je suis donc devenu linguiste et spécialiste des relations publiques. Et j’ai beaucoup chanté, je chante encore. Quand j’étudiais à la RUDN, j’étais “la voix d’or” de l’université. Et je me produis encore dans ses murs. Je dis toujours que la Russie est ma seconde patrie et que la RUDN est ma maison. »

Orabiyi Joshua Oladotun Anjolaoluwa a raconté qu’un projet d’apprentissage du russe avait été lancé cette année au Nigeria avec sa participation. Une dizaine d’écoles y ont déjà adhéré et près de 2 000 enfants apprennent le russe. D’ici la fin de l’année, le projet devrait toucher 5 000 écoliers.

« La langue est le tout premier outil qui permet d’entrer dans la culture et l’éducation russes. Nous prévoyons que les enfants qui apprennent le russe chez nous viennent passer leurs vacances dans des camps en Russie. Ils s’y font des amis et, de retour chez eux, continuent à échanger avec eux. C’est aussi l’histoire de mon fils. Il a fait son école primaire à Moscou, puis il est rentré au Nigeria. Mais il parle toujours à ses amis et veut revenir en Russie pour les revoir, ainsi que son enseignante. Et bien sûr, il ne veut faire ses études supérieures qu’en Russie », a-t-il raconté.

Toni Toufic Maalouf, président de l’Union des associations arabes des diplômés des universités soviétiques et russes, qui a suivi un programme de double diplôme de la RUDN et de l’Université libanaise, a raconté que la RUDN l’avait aidé à réaliser un rêve.

« De formation initiale, je suis médecin, mais j’ai toujours rêvé de travailler dans les relations internationales. Grâce à ce programme, j’y suis parvenu », a-t-il dit.

Être Ambassadeur de l’éducation et de la science russes, estime-t-il, n’est pas la fin du chemin, mais sa poursuite.

« Je dirais que je remplis cette mission depuis trente-cinq ans déjà, de manière informelle, au sein de l’association des diplômés. Nous organisons des séminaires, célébrons les fêtes russes, menons des travaux de recherche. Nous recherchons les lieux qui portent une empreinte russe : par exemple les sépultures des personnes de la première vague d’émigration russe au Liban, au début du XXe siècle, et nous entreprenons des travaux de restauration », a-t-il raconté.

Hamed Mohieddine Abou Zahr a dit que sa vie était restée liée à la RUDN pendant toutes les années qui ont suivi la fin de ses études.

« La RUDN a façonné toute ma vie : c’est là que j’ai rencontré ma femme. Nous avons trois enfants, et tous ont étudié à la RUDN. Mes petits-enfants y étudient aussi. Nous sommes une famille RUDN ! raconte-t-il. Même quand je suis au Pérou, la Russie reste toujours avec moi. La Russie fait partie de moi et de ma famille, et nous faisons partie d’elle. »

Il a également fait remarquer qu’un million et demi de diplômés étrangers des universités russes et soviétiques vivent de par le monde : une immense communauté, la population d’une grande ville.

« Et nous proposons de lancer un projet commun avec la partie russe : créer des représentations des diplômés étrangers au niveau de l’État en Russie, par exemple à la Douma d’État ou auprès du gouvernement. Cela aiderait à renforcer les liens des différents pays avec la Russie et à développer des projets communs dans les domaines de la culture, de la science et de l’éducation. »

Hamed Mohieddine Abou Zahr a raconté qu’il est le fondateur du Comité international de solidarité avec la Russie et que, au nom de cette organisation, il se rend dans le Donbass avec des cargaisons humanitaires destinées aux écoliers : sacs à dos, fournitures scolaires et bien d’autres choses qui aident les enfants à étudier.

Ngan Tony François Simon-Pierre, du Cameroun, est un autre nouvel ambassadeur dont la vie est liée à la RUDN. Diplômé de l’université en 2006, il préside au Cameroun l’Association des diplômés des universités russes et soviétiques.

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