«On ne peut demander quoi que ce soit qu’après avoir fait ses preuves», — Nabih Khristin, diplômé en géologie de l’UDN et directeur général de la General Petroleum Corporation (Syrie)

«On ne peut demander quoi que ce soit qu’après avoir fait ses preuves», — Nabih Khristin, diplômé en géologie de l’UDN et directeur général de la General Petroleum Corporation (Syrie)

Nabih Khristin est à la tête de la General Petroleum Corporation, la plus grande entreprise publique de Syrie. Il a commencé sa carrière comme étudiant en géologie à la faculté d’ingénierie de l’Université de l’amitié des peuples (UDN). En 1993 il est devenu docteur ès sciences et a commencé à mettre ses connaissances à profit. Son entreprise emploie aujourd’hui 16 000 personnes. M. Nabih parlera du pétrole, de son travail à temps partiel à l’époque où il était étudiant et de l’amitié dans son interview à l’occasion de l’anniversaire de la RUDN.

De quel type de professionnels votre entreprise a-t-elle besoin?

Nous avons besoin de toutes les personnes. Notre société regroupe 16 entreprises, soit environ 16 000 spécialistes différents. Certains s’occupent du pétrole, d’autres du gaz, d’autres encore des questions administratives. Nous avons vraiment besoin d’avocats, d’économistes — surtout avec un bon niveau d’anglais, de français et de russe. Aujourd’hui, ce sont les entreprises russes qui sont les principaux compagnons pour les Syriens et les Arabes. Nous enseignons même la langue russe en Syrie en envoyant nos employés suivre des cours. Bien sûr, nous avons besoin de travailleurs du pétrole qui est notre principale spécialité. Nous avons également besoin d’électriciens et de mécaniciens, toutes les représentants des professions techniques. Nous aimerions voir de jeunes spécialistes en Syrie.

Comment devient-on un bon pétrolier?

La faculté d’ingénierie peut fournir une base. Mais il est important de comprendre qu’aucun ingénieur ne peut être un bon pétrolier. Un géologue peut devenir ingénieur, mais pas l’inverse. Pour comprendre les bases de la géologie, il faut s’y plonger, ce qui est très difficile — tout le monde ne peut pas le faire.

Qui sont tes amis depuis l’époque où tu faisais tes études?

J’ai beaucoup d’amis. Je ne sais même pas comment énumérer les plus importants d’entre eux. J’avais un ami à la faculté préparatoire, Sanya Ivanchuk d’Ukraine. Et dans le 7ème bloc j’étais ami avec Mikhail — il est maintenant un docteur célèbre.

Comment avez-vous passé vos vacances d’été?

En été nous travaillions sur des chantiers de construction pour avoir de l’argent pour l’hiver. Nous sommes allés au Kazakhstan. Et nous avons eu une vie formidable!

Pourquoi un géologue ferait-il son doctorat?

J’ai soutenu ma thèse de doctorat avec beaucoup de succès, j’ai très bien travaillé en Syrie et ainsi j’ai été élu directeur général de la plus grande institution publique de Syrie. Je pense que ce n’était pas pour les beaux yeux (rires). Ma thèse de doctorat sert de base à mon travail jusqu’à aujourd’hui. Elle porte sur la formation du pétrole et du gaz: comment le pétrole se forme à partir d’une feuille tombée au sol qui a ensuite parcouru des milliers de mètres, à des centaines de degrés de température. Mes recherches portent sur la façon dont le pétrole migre le long des filons, le long des failles, comment il trouve sa place et se transforme en gisement. D’après les schémas de chauffage, le scellement des argiles on peut déjà parler de la présence de pétrole et de gaz. Il s’agit d’un sujet très sérieux. Je pense que seules deux personnes au Moyen-Orient ont cette spécialisation. J’en suis fier et je recommande à tous d’étudier et d’étudier encore !

Qui considérez-vous comme vos professeurs?

Je me souviens de tous mes professeurs, même de mes études à la Faculté préparatoire. Je me souviens bien de Karnekin Evgeniy Ivanovitch, Khakimov Marat Yurievitch, Volkov Valentin Ivanovitch — on ne peut pas oublier de tels noms.

Quels conseils pouvez-vous donner aux étudiants?

Il est nécessaire de vivre la vie — pas seulement de manger et de boire. Il faut investir, prendre et donner. Il faut réagir. Je vis selon la thèse suivante: il faut d’abord faire ses preuves, et seulement après on peut demander quelque chose. D’abord — donner, ensuite — recevoir.

Que souhaitez-vous à la RUDN à l’occasion de son 63e anniversaire?

J’adresse mes salutations à tout le personnel de l’université! Je remercie les profésseurs pour la science qu’ils nous ont transmise. Je leur souhaite une bonne santé! Merci beaucoup à vous tous!

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