Professeur Jean-Pierre Sauvage, lauréat du prix Nobel arrive à l’Université RUDN pour participer à la conférence «Advances in Synthesis and Complexing»
Professeur Jean-Pierre Sauvage, lauréat du prix Nobel arrive à l’Université RUDN pour participer à la conférence «Advances in Synthesis and Complexing»
«De la topologie chimique aux machines moléculaires ». Professeur Jean-Pierre Sauvage, lauréat du prix Nobel est arrivé à l’Université RUDN pour participer à la conférence «Advances in Synthesis and Complexing» qui a réunit les chercheurs de 15 pays du monde.

L’intervention de M. Sauvage  (Prof. Dr. Jean-Pierre Sauvage, Université de Strasbourg, France) avait pour titre: “From Chemical Topology to Molecular Machines”.

Un des objectifs de la conférence c’était de réunir les spécialistes de haut niveau avec les jeunes chimistes. M. Sauvage a rencontré les étudiants et les doctorants de la RUDN lors d’une réunion non-officielle.

«J’ai compris que je vouylais devenir chercheur quand j’avais 16 ans. Déjà à cet âge-là j’aimais résoudre les problèmes difficiles. Et je rêvais de » devenir mathématicien. Et j’étais bon en maths, c’était facile. Mais à 18 ans j’ai compris que pour devenir un grand mathématicien il faut être un génie, un monstre-même . Et moi je ne l’étais pas, pourtant autour de moi il y avait ceus qui étaient plus forts. Heureusement pendant toutes ces années de réflexion je n’ai pas arrêté la chimie- j’avais un petit laboratoire chez moi. Et je me suis réorienté vers d’autres formules au bon moment »,- M. Sauvage a partagé son histoire personnelle avec les étudiants.

Il faut dire que M. Sauvage a changé d’école 15 fois dans la période de 3 à 18 ans car sa famille déménageait souvent. Il a vécu en Afrique, en Amérique et en Europe.  Il était obligé de rater des cours, rattraper après à la maison. Et il luia fallu aussi apprendre à communiquer avec les gens différents. Et parmi les compétences nécessaires pour un grand scientifique M. Sauvage cite la capacité d’expliquer aux gens simples qui ne s’y comprennent pas, quels sont les résultats de ton travail, de ta recherche  (“talking to general public”), il faut savoir parler anglais aussi, être prêt à effectuer des voyages personnels. Il est important aussi de travailler en équipe et partager la réussite avec les membres de ton équipe.

La réussite selon M. Sauvage:

«Il n y a par de formule qui dit comment on peut devenir un grand scientifique. La science c’est la vie, il faut la vivre et ne pas penser à la gloire, il faut donc trouver une raison de s’émerveiller. Et dans ce cas ce sont les gens autour qui aident. Si quelqu’un vous dit : « Tiens, c’est genial ! Qu’est-ce que tu es en train de faire?» - restez à l’écoute, expliquez et vous allez comprendre que vous faîtes une bonne chose très importante.

«Parfois on me disait que mon nom de famille est sur la liste des candidats au prix Nobel. Et a chaque fois je souriais et je ne croyais pas qu’un jour ça allait se faire. Souvent le prix Nobel se décernait à ceux qui étaient dans la biochimie ou la chilmie physique. Et c’était rare qu’on remarquait ceux qui était dans la chimie pure  (pure Chemistry). Et souvent la priorité était donné à ceux qui savaient appliquer la chimie à d’autres inventions. Les machines moléculaires dans ce cas ont cet avantage mais je comprends que leur fonctionnement reste limité. Mais malgré vtout, malgré le fait que je n’y croyais pas trop, tout a réussie. Et je suis persuadé qu’il ne faut jamais souligner la primauté de la recherche appliquée sur la recherche fondamentale ou vice versa. C’est toujours la nouveauté qui compte  (novelty)».

L’attribution du prix Nobel a changé la vie de M. Sauvage. La presse, les collègues, tout le monde fut attiré par sa réussite. Il devait partir en mission plus souvent, travailler plus avec les doctorants. Mais M. Sauvage conseille de savoir préserver sa vie personnelle. M. Sauvage joue au tennis de table, vois ses anciens étudiants personnellement et communique avec eux sur internet, et lit beaucoup. Cela l’aide à trouver l’inspiration et répondre aux questions des gens. Sa découverte préférée? C’est le tableau périodique de MendeleÏev, car c’est ingénieux et très utile. Son chercheur préféré? Antoine Lavoisier parce que c’est lui qui a introduit l’analyse quantitative en chimie (quantitative analysis). Quel livre conseillez-vous de lire? «Notre Dame de Paris» de Victor Hugo car on ne peut pas passer à côté de cette tragédie qui arrive à un objet aussi précieux du patrimoine mondial.

La rencontre de M. Sauvage avec les étudiants s’est déroulé dans le cadre de la conférence  «Advances in Synthesis and Complexing», qui a réuni plus de 50 chilmistes de 15 pays du monde : Belgique, Grande Bretagne, Allemagne, Israel, Iran, Espagne, Italie, Canada, Pologne, Portugal, Russie, Arabie Saoudite, Etats-Unis, France, Japon.  

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